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  • dimanche, 25 septembre 2022

Présidentielle au Tchad: plusieurs chefs de partis et militants de l’opposition arrêtés

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Ces opposants manifestaient samedi dernier contre la candidature du président Idriss Déby, à un nouveau mandat. Arrêtés, ils seront jugés le 15 février.

Ces opposants, une dizaine, seront jugés pour avoir bravé une interdiction de manifester le jour de l'annonce de la candidature du président Idriss Déby Itno à un sixième mandat consécutif.

Les opposants réclamaient "une alternance au pouvoir" et davantage "de justice sociale". Mais, cette manifestation "pacifique", avait été interdite et la police a usé de grenades lacrymogènes pour disperser les protestaires.

Troubles à l’ordre public

Les personnes arrêtées sont poursuivies pour trouble à l'ordre public, coups et blessures volontaires et destruction de biens et placés sous mandat de dépôt à la maison d'arrêt de N'Djamena et seront jugés en audience de flagrant délit le 15 février.

Parmi elles, figure Mahamat Nour Ahmed Ibedou, secrétaire général de la Convention Tchadienne de Défense des Droits Humains (CTDDH), et farouche critique du régime Déby.

Il avait été en août dernier, suspendu de ses fonctions par ordonnance. Âgé de 65 ans, il conteste toujours l'impartialité du juge du Tribunal de grande instance qui a prononcé cet arrêt.

Par ailleurs, le Tribunal de grande instance de Moundou, la capitale économique du Tchad, situé dans le sud du pays, a prononcé ce lundi 8 février, une condamnation à deux mois de prison ferme pour 29 militants du parti les Transformateurs.

Trois femmes ont également été condamnées à 3 mois de prison avec sursis. Il leur est reproché des actes de rébellion et d'outrage. Au total, 32 personnes ont été arrêtées le 5 février dernier à Moundou, au cours d'une réunion, à la veille de la marche initiée par le parti Transformateurs et la société civile.

Respect de la loi

Djimet Arabi est le garde des Sceaux, au Tchad. En tant que ministre de la Justice, il a aussi en charge les droits de l'Homme au sein du gouvernement. La DW lui a demandé si l'opposition pourrait organiser ses meetings sans crainte de les voir interdire durant la campagne électorale alors que le premier tour de la présidentielle est prévu le 11 avril.

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